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De la poésie qui s’habille
de musique en passant par le souffle des mots qui se nourrit des
couleurs, c’est ainsi qu’est né Constitué de poèmes, de dessins, de chansons, de contes ainsi qu’un journal romanesque, ce recueil est en quelque sorte un livre de bord tenu lors d’un long voyage, puisqu’il regroupe des textes écrits entre 1988 et 2005. |
Le chant des Transmutances (1988 - 2005)
Poèmes,
aphorismes, chansons,
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Extrait de la chanson Les voyages imaginaires Être son propre
créateur |
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Le chant des Transmutances, 340 pages ISBN 2-9809088-0-0 |
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Québec, H2G 2H5 |
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Paroles de chansons
Textes extraits du recueil
* Les paroles de ces chansons sont protégées par le droit d’auteur.
Deux mille ans et des poussières
La destinée est ce qu’elle est
La ballade du compositeur solitaire
Même si les souvenirs
Les sentiments
Restent aussi purs
Que des diamants
La rivière des nostalgies
Ne se rend pas
Jusqu’à l’océan
La pluie peut tomber
Comme elle tombe
S’écouler dans la boue
Et mettre le ciel
À genoux
Le temps peut mourir
Comme il meurt
Respirer pour toujours
Et disparaître
En une heure
Même si les souvenirs
Les sentiments
Restent aussi purs
Que des diamants
La rivière des nostalgies
Ne se rend pas
Jusqu’à l’océan
La brise peut pleurer
Comme elle pleure
Souffler sur les collines
Et se briser
Sur son cœur
Le soir peut sombrer
Comme il sombre
Se cacher en plein jour
Et scintiller
Comme une ombre
Même si les souvenirs
Les sentiments
Restent aussi purs
Que des diamants
La rivière des nostalgies
Ne se rend pas
Jusqu’à l’océan.
© Arnaud Nicolaï, 2005
Les jours qui passent
Sont d’étranges voyageurs
Ils ont dans leurs valises
Des ciels de langueur
Aux larmes grises
Ils ont dans leurs papiers
Des déserts de neige
Ensoleillés
Les jours qui passent
Sont d’étranges voyageurs
Ils ont sous leurs chapeaux
Des rêves de bonheur
Au bord de l’eau
Ils ont sous leurs manteaux
Des lettres d’amour
En quelques mots
Les jours qui passent
Sont d’étranges voyageurs
Ils ont sur le visage
Autant de printemps
Que de rivages
Ils ont sous les paupières
Des fleurs qui vont naître
Avec l’hiver
Les jours qui passent
Sont d’étranges voyageurs
© Arnaud Nicolaï, 2005
Tu te sens, je sais
Comme ces bateaux
Pris dans les glaces
Avec cette mélancolie
Qui revient
Qui repasse
Mélancolie qui suit
Les icebergs
Les rivages qui se déplacent
Tu te sens, je sais
Comme ces bateaux
Pris dans les glaces
Tout seul
Dans tes ailleurs
Ramener
Quelque chose des profondeurs
Qui donc
N’a pas rêvé
De voir la face cachée
De son propre cœur
Tu te sens, je sais
Comme ces bateaux
Pris dans les glaces
Tout seul
Dans tes Ailleurs
Revenir
Des fins fonds de l’Intérieur
Qui donc
N’a pas rêvé
De voir la face cachée
De
son propre cœur
Tu te sens, je sais
Comme ces bateaux
Pris dans les glaces
Avec cette mélancolie
Qui revient
Qui repasse
Mélancolie qui suit
Les icebergs
Les rivages qui se déplacent
Tu te sens, je sais
Comme ces bateaux
Pris dans les glaces
© Arnaud Nicolaï, 2005
Dis-moi
Quel est ce voyage
Dont je suis
Le rivage
Et l’océan
Où sans aller
Ni au nord
Ni au sud
Je marche
Derrière mes solitudes
Dis-moi
Quel est-ce château
Dont je suis
Les murailles
Et les drapeaux
Où sans aller
Ni au nord
Ni au sud
Je marche
Derrière mes solitudes
Et les saisons s’en vont
Puis rentrent au port
Sous des cargaisons
De brumes blanches
De rouges aurores
Et les avenues
Qui n’en finissent plus
Sillonnent le bout du monde
À quelques coins de rue
Dis-moi
Quel est ce destin
Dont je suis
Les empreintes
Et les chemins
Où sans aller
Ni au nord
Ni au sud
Je marche
Derrière mes solitudes
Dis-moi
Quel est ce boulevard
Dont je suis
Les vieux arbres
Et les trottoirs
Où sans aller
Ni au nord
Ni au sud
Je marche
Derrière mes solitudes
Et les avenues
Qui n’en finissent plus
Sillonnent le bout du monde
À quelques coins de rue
Où sans aller
Ni au nord
Ni au sud
Je marche
Derrière mes solitudes
© Arnaud Nicolaï, 2005
C’est lui, l’Amour
Cet infini
C’est lui, l’Oiseau
Des mille et une vies
Quelque part
À fleur de brise
À fleur de nuit
Il nous a fait rêver
De ces villes
Inventées
Où tout ne serait
Que beauté
C’est lui
Le grand vertige
Des navires
Lorsqu’ils s’en vont
Au vent des souvenirs
Il nous a fait rêver
De ces ciels
Oubliés
Où tout ne serait
Que bleuté
C’est lui, l’Amour
Cet infini
C’est lui, l’Oiseau
Des mille et une vies
Quelque part
À fleur de brise
À fleur de nuit
Il nous a fait rêver
De ces fleuves
Vers la mer
Où tout ne serait
Que lumière
C’est lui
Le grand vertige
Des silences
Lorsqu’ils s’en vont
Vers quelque chose d’immense
Il nous a fait rêver
De ces routes
Vers ailleurs
Où tout ne serait
Que bonheur
© Arnaud Nicolaï, 2005
Tu m’avais dit
Je m’en souviens
L’amour
Est une musique
Sans lendemain
C’est juste
Un parfum
Qu’on serre entre nos mains.
Aujourd’hui
J’ai dans le cœur
Quelque chose qui sonne
Comme un vieux saxophone
Quelque chose
Comme le silence
Avec un air d’automne.
Tu m’avais dit
Je m’en souviens
Le temps
N’appartient pas
À son destin
C’est juste
Une rivière
Où coulent
Tous nos refrains
Aujourd’hui
J’ai dans le cœur
Quelque chose qui sonne
Comme un vieux saxophone
Quelque chose
Comme le silence
Avec un air d’automne.
Tu m’avais dit
Je m’en souviens
La vie
Joue du violon
Avec nos rêves
C’est juste
Un frisson
Qui fait monter la fièvre.
Aujourd’hui
J’ai dans le cœur
Quelque chose qui sonne
Comme un vieux saxophone
Quelque chose
Comme le silence
Avec un air d’automne.
© Arnaud Nicolaï, 2005
À regarder
Le soleil couchant
Longer le fleuve
De ses doigts scintillants
On croirait voir par instants
L’autre côté de la Terre
Où des villes, des pays
Cherchent ce qui sépare
L’enfer du paradis
Et j’entends l’avenir
Qui vient rêver
À nos fenêtres
À regarder
Le ciel étoilé
Se refléter
Au bord des continents
On croirait voir par instants
Ce que sont les tourments
Les souffrances, les ivresses
De ces peuples blessés
Par d’impossibles promesses
Et j’entends l’avenir
Qui vient rêver
À nos fenêtres
À regarder
Le plus loin possible
Ces oiseaux ivres
Qui volent vers l’invisible
On croirait voir par instants
Ce qui fait vivre libre
Cet éclair, cette flamme
Qui plonge la lumière
Jusqu’au fond de l’âme
Et j’entends l’avenir
À nos fenêtres
© Arnaud Nicolaï, 2005
Je te revois
C’était hier
Dans ce café
Des clairs de lune
Huit heures du soir
Un soir d’hiver
La porte qui s’ouvre
Le froid qui fume
Je ne t’avais jamais vue
Jamais croisée
Mais tant de choses, t’en rappelles-tu
Nous ont fait murmurer
Je te connais, je t’ai connue
Quelqu’un dans l’ombre
Joue du piano
Presque en silence
Sous une ambiance
Teintée de jazz
Et de romances
Si tu ressens
Ce que je sens
Tu sais alors
Ce que je sais
Je me revois
Être grisé
Par ton odeur
Et par ta voix
T’entendre rire
Et t’effleurer
Dans les vapeurs
Dans la fumée
Je ne t’avais jamais vue
Jamais croisée
Mais tant de choses, t’en rappelles-tu
Nous ont fait murmurer
Je te connais, je t’ai connue
Quelqu’un plus loin
Chante sur la scène
L’histoire lointaine
De ces amants
Qui ressuscitent
En d’autres temps
Si tu ressens
Ce que je sens
Tu sais alors
Ce que je sais
Je ne t’avais jamais vue
Jamais croisée
Mais tant de choses, t’en rappelles-tu
Nous ont fait murmurer
Et si vivre
N’était que du papier
Des écrits griffonnés
Parfois l’encre séchée
Et les ratures
Renferment tant de beautés
De pierres si pures
Mêlés, aux grandes joies
Les grand chagrins
Qui tracent au fond de soi
Tant de chemins
Et si vivre
N’était que du papier
Des écrits griffonnés
Bien sûr tous nos décors
Sont des mensonges
Que sont nos âmes, nos corps
Quand on y songe
De l’amour, de la haine
Entre les mains
Que de belles mises en scène
Pour n’être qu’humain
Et si vivre
N’était que du papier
Des écrits griffonnés
Se croire civilisé
De plus en plus
C’est peut-être en pensée
Qu’on s’entretue
Nos idées, nos valeurs
Les plus sacrées
Ont la splendeur des fleurs
Qui vont faner
Et si vivre
N’était que du papier
Des écrits griffonnés
Avec tous ces visages
Qu’on porte en nous
Qui sait où sont les sages
Où sont les fous
À prier sous les cieux
Des anges en fuite
On a hélas les dieux
Que l’on mérite.
Et si vivre
N’était que du papier
Des écrits griffonnés
© Arnaud Nicolaï, 2005
Tu peux croire
Dans c’que tu veux
Croire
Dans les paroles
Venues des cieux
Ou croire
Dans cet instinct
Qui te vient du Feu
La Vérité
Est un esprit rebelle
Qui n’a ni Dieu
Ni Ciel
Tu peux croire
Dans c’que tu veux
Croire
Dans ces royaumes
Aux mains des Hommes
Ou croire
Dans ces jardins
Où il n’y a rien
La Vérité
Est un esprit rebelle
Qui n’a ni Dieu
Ni Ciel
Tu peux croire
Dans c’que tu veux
Croire
Qu’on vit sur Terre
Pour nos folies
Ou croire
Que la poussière
C’est comme l’infini
La Vérité
Est un esprit rebelle
Qui n’a ni Dieu
Ni Ciel
Tu peux croire
Dans c’que tu veux
Croire
Dans ces pays
Que sont nos corps
Ou croire
Dans cet orgueil
Qui défie la mort
La Vérité
Est un esprit rebelle
Qui n’a ni Dieu
Ni Ciel
La Vérité
Est un esprit rebelle
Qui n’a ni Dieu
Ni Ciel
© Arnaud Nicolaï, 2005
Je suis parti cette nuit
Pour n’importe où
Pour ce pays
Quelque part au bout de tout
Mais ici
Ou autre part
Et sur tous les quais de gare
Le ciel a ton regard
J’ai suivi la voie ferrée
Vers d’autres villes
Vers d’autres ports
Perdus à l’ouest du hasard
Mais ici
Ou autre part
L’horizon est un miroir
Le ciel a ton regard
Les heures, les jours ont passé
Et repassé
Comme une histoire
Au soleil de nulle part
Mais ici
Ou autre part
Et jusqu’au dernier espoir
Le ciel a ton regard
Je suis parti cette nuit
Pour n’importe où
Pour ce pays
Quelque part au bout de tout
Mais ici
Ou autre part
Et sur tous les quais de gare
Le ciel a ton regard
© Arnaud Nicolaï, 2005
Il a suffi d’un cri
Dans l’espace
Et le jour s’est levé.
Un monde en plusieurs mondes
D’oxygène et de feu.
C’est ici
Que les dés furent jetés
Dans le bleu des cieux.
Et puis jailli
De nulle part
Le premier des vivants
Et la cendre et le sang
De son enseignement,
Des cités, des empires
Sur des sables mouvants.
Le compte à rebours
A commencé
Le grand rêve d’exister
Se déchire
Entre l’esprit du penseur
Et la main du conquérant.
Deux mille ans
Et des poussières
À chercher la route
Qui va
Du néant
À la lumière.
L’éternité
Qui dérive
Dans le temps
Raconte l’univers
Aux satellites
Miroitants.